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Nautipoulpe

Amiens célèbre Jules Verne lors de l'inauguration du Nauti-poulpe

Le 25/02/2025

Vendredi 7 février, Amiens Métropole accueillait la presse dans le cadre de l'inauguration de la sculpture du Nauti-Poulpe aux Halles Freyssinet. Une sculpture qui rend hommage à Jules Verne et à son histoire d'amour avec la ville d'Amiens.

À 11h le vendredi 7 février, la ville d'Amiens accueillait la presse dans le cadre d'une inauguration particulière. Pour l'occasion, le maire de la ville d'Amiens ainsi que d'autres personnes politiques ont fait le déplacement. Notre ville, rattachée à l'histoire du très célèbre écrivain Jules Verne, a permis l'installation d'une sculpture rendant hommage aux récits de celui dont la plume et la vie étaient amiénoises d'adoption.

Installée à côté des Halles Freyssinet, c'est donc une oeuvre de 12 tonnes qui a rencontré le ciel amiénois. Cette pièce, alliant divers métaux est haute de 6 mètres et aura nécessité le travail d'une vingtaine de personnes pour sa confection. 

À l'origine ? Des croquis, des dessins, réalisés par un artiste belge, François Schuiten. Par la suite, les croquis se sont transformés en maquettes, cette fois-ci grâce à l'aide de Pierre Matter, sculpteur français dans la Haute-Saône. De la maquette est finalement née la sculpture. Nommée le "Nauti-poulpe", cette dernière a été construite avec un alliage de bronze, de cuivre et d'inox. Mais cette oeuvre n'a pas été réalisée du jour au lendemain. En effet, il aura fallu un an et six mois pour la voir enfin terminée. Durant cette longue période, les créateurs de cet hommage à Jules Verne ont fait appel à de la main d'oeuvre de qualité, à savoir les fonderies de Saint-Sauveur. Grâce à leur savoir-faire, la sculpture a pu voir le jour avec des matériaux choisis minutieusement, mais aussi utilisés avec une précision admirable. Le résultat de ce travail est donc un immense Poulpe qui aurait avalé le célèbre sous-marin "le Nautilus", les deux fusionnants pour donner naissance au "Nauti-Poulpe", créature hybride aux yeux globuleux et au corps métallique. 

La sculpture sera ouverte au public à partir du 24 mars 2025, le temps que l'oeuvre soit entièrement terminée, que le bassin dans laquelle elle sera immergée puisse être fini et que le rendu soit optimal. 

Des passionnés au service de l'Art

Pour commencer, nous avons fait la rencontre de Pierre Matter, sculpteur depuis 1992 et l'une des personnes les plus importantes dans la construction de cette oeuvre. Pour l'occasion, il s'est associé à François Schuiten, celui qui a dessiné le Nauti-Poulpe : "C'est ma deuxième collaboration avec François, en dehors de ça je n'ai jamais fait d'autre collaboration." 

Mais alors, comment se sont-ils rencontrés ? À l'origine, les deux travaillaient (et travaillent encore) sur un projet bien plus ancien que celui du Nauti-Poulpe. Ce projet a pour objectif d'être transformé en "un cachalot de 50 mètres à partir d'une ancienne locomotive puisque François est passionné de trains.". C'est donc une passion pour le monde du ferroviaire qui a permis aux deux artistes de se rencontrer et de se rapprocher autour de ce projet qui pouvait sembler fou.

Mais cela ne fait pas tout. En effet, le sculpteur de la créature confie : "Je travaille beaucoup avec le recyclage, j'ai fais des sculptures à partir d'autres grosses pièces telles que des réacteurs d'avion etc. J'ai aussi un style assez proche de Jules Verne, j'ai lu tous ses bouquins, c'est beaucoup d'hybridité. [...] Et il se trouve que François est un spécialiste éminent avec une lecture exhaustive de Jules Verne." Les grands esprits se sont donc rencontrés : "Il est venu me voir tout naturellement quand Amiens a fait appel à lui." 

S'en est donc suivit un "projet assez flou" dans un premier temps, avec un souhait de "placer la sculpture sur le parvis de la gare amiénoise dans le cadre du développement du tourisme dans la vallée de la Somme" . Un emplacement qui paraissait logique, puisque les touristes passent en majorité par notre gare au toit de verre bleu. Un "élément qui aurait donc dû se fixer dans les mémoires." Or, cette idée n'a pu aboutir, faute à la taille et au poids de la sculpture, qui aurait pu s'avérer dangereuse à cet emplacement.

C'est donc aux Halles Freyssinet que les réalisateurs ont finalement pris la décision de placer leur oeuvre, au sein d'un bassin qui immergerait le monstre métallique jusqu'à 4 centimètres sur le début du bronze, invitant le spectateur à penser que la sculpture pourrait être en réalité plus grande et sortirait uniquement cette partie visible de l'eau.

 

Pierre Matter termine donc en qualifiant cette sculpture comme étant "un projet qui n'a pas beaucoup évolué depuis les dessins. On a été obligé d'être assez précis et figés dès le début puisque c'était un projet à long terme. Mais on est satisfaits du résultat final."

Dans un prochain article, nous vous décrirons le processus de construction de cette sculpture, avec des détails que vous ne soupçonneriez pas !

Rédaction : Lou Duminil

Interview : Léandre Leber

Crédit Photo : Lou Duminil - LesGazettes.fr

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